#eiverTip 103 : ❄️ Conduite sur neige – Les bons réflexes

precaution-conduite-neigePour vous qui roulez dans les zones de montagne, ou par temps froid et enneigé, autant adopter les bons réflexes pour ne pas sortir de la route.

Visibilité avant tout

Premier réflexe si votre voiture couche dehors, assurez-vous que la visibilité est assurée. Dégagez la neige sur les optiques de phare et les feux arrière, et dégagez neige et glace sur l’ensemble du pare brise, des vitres avant et de la lunette arrière. Ne partez pas avant de vous assurer qu’aucun angle mort n’échappe à votre visibilité. Surtout s’il fait encore nuit. Attention à vos balais d’essuie-glace. Ils peuvent être gelés et collés au pare-brise. Ne les actionnez pas avant d’avoir réchauffé votre pare brise (chauffage intérieur), vous risqueriez d’endommager le caoutchouc du balai.

Vérifiez vos pneus, usure et pression

Tout en souplesse

En fait, une conduite sur sol gelé ou enneigé est une très bonne formation à l’éco conduite. En effet, sur une surface glissante, le véhicule réagit beaucoup plus vite à toute brusquerie, que ce soit dans la direction ou dans la vitesse des tours de roue. Donc, on va y aller « mollo ». Le démarrage doit se faire tout en douceur en accélérant très très modérément pour ne pas faire partir les roues en patinage. Si c’est le cas, levez le pied tout de suite.

Démarrage en 1ère ou en seconde ?

Vous pouvez démarrer en 1ère si ce n’est pas trop enneigé ou si la route est déjà dégagée. En revanche, si une couche de neige est déjà présente sous vos roues, le conseil est de démarrer en seconde. Pourquoi ? Le couple développé par votre boite de vitesse en seconde permet de ne pas faire partir les roues en patinage si la résistance trouvée sur la route est trop faible. Au pire, votre moteur calera et vous n’aggraverez pas la situation, en « polissant » le gel ou la neige sous vos roues en patinant.

Les véhicules équipés d’ESP (correcteur de trajectoire) réagissent très bien sur sol sec ou mouillé, un peu moins bien sur sol gelé ou enneigé. Notre conseil : désactivez l’ESP sur la neige au démarrage et privilégiez si possible une trajectoire sur neige fraiche non damée.

Et la vitesse, alors ?

Vous vous en doutez, on va rester cool sur la vitesse. Naturellement, on ne dépasse pas la vitesse autorisée en temps normal, et on la réduit même de 20 à 30 %. Et c’est là que l’on va vraiment faire attention aux réactions de sa voiture. C’est de l’éco conduite à l’état pur. L’accélération ne sert qu’à lancer la voiture. On accélère modérément et on passe les rapports sans trop tarder. Attention, notre conseil n’est pas d’arriver au dernier rapport (5 ou 6ème vitesse) car on risque d’avoir un couple trop faible pour actionner le frein moteur.

Anticipation

Et là, on va adopter une des grandes règles de l’éco conduite, l’anticipation. Repérer de très loin les croisements, feux, stops, virages va vous permettre d’adapter votre conduite très en amont et vous permettre de maitriser votre véhicule. Si vous êtes marin, vous comprendrez rapidement qu’il faut aussi « parer à virer » en voiture sur neige, en anticipant suffisamment le virage ou du stop. Pour y parvenir, il va falloir un peu oublier la pédale du milieu (ou de gauche pour les boites auto). Le frein moteur est la solution à privilégier pour s’arrêter. Frein moteur et rétrogradage jusqu’en 1ère, puis une pression très souple et délicate sur le frein pour les derniers mètres.

Attention à l’ABS.

Un freinage brutal, même à faible vitesse, va enclencher le système ABS (anti blocage des roues), et ce système ne marchera pas bien. En effet, il ne trouvera pas la résistance suffisante sur la route pour engager un freinage efficace. Donc, considérez que vous n’avez pas d’ABS et n’enfoncez surtout pas la pédale trop fort. Pensez à un oeuf frais sous votre pied, et évitez de le casser.

Comment négocier les virages ?

Un virage doit vraiment s’anticiper. On lève le pied avant l’entrée du virage, et on utilise le frein moteur. Pas de mouvement brusque sur le volant, les roues doivent pouvoir suivre les traces. Un bon test est de tenir le volant avec 2 doigts et sentir si les roues s’inclinent d’elles mêmes (suivent les traces) ou pas. Si ce n’est pas le cas, maintenez fermement le volant et tournez délicatement, sans mouvement brusque.

Si vous sentez la voiture s’écarter de la trajectoire, ne freinez surtout pas, levez le pied, passez en 1ère si ce n’est pas déjà le cas et attendez l’arrêt complet. Ne cherchez pas à redresser en tournant le volant, car vous aggraverez la situation. En effet, dans ce cas de figure, nous sommes nombreux à tourner le volant trop brusquement.

Règle d’or : calme et sérénité

En fin de compte, tout ce qui va vous permettre de conduire sur la neige tient en 3 lettres : restez ZEN. ZEN pour l’accélération, ZEN pour l’arrêt, ZEN pour les virages, ZEN pour la vitesse.

 

Posted in Conduite, eiverTip, Sécurité active and tagged , , , , , , , , , , .